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Village Equestre

Ma balade à cheval à Fontainebleau cet hiver

J’ai testé la semaine dernière le Village Equestre de la Commanderie. Ma super copine a réservé une balade de 2 heures en forêt de Fontainebleau pour nous et à vrai dire je ne sais pas bien à quoi m’attendre, mais apparemment ça vaut le détour.

Après une petite heure de voiture sur l’autoroute nous arrivons sur le parking et déjà je me sens dans une ambiance particulière, ça sent bon la campagne. Quand je dis ça, ce n’est pas seulement de manière olfactive mais tout mon corps le ressent. J’ai l’impression d’arriver chez un ami qui aurait une belle maison de campagne en meulière, avec des arbres sûrement centenaires et pour couronner le tout même la brume s’est invitée à la fête.

On se rend à l’accueil pour boire une boisson chaude, rencontrer l’accompagnatrice et les autres cavaliers de la balade. Elle nous attribue nos chevaux et après le café il faut trouver le courage d’aller dehors braver le froid.

Nos chevaux nous attendent tranquillement en mangeant leur foin, les selles sont devant les boxes mais le reste de terre sur leur pelage nous indique bien qu’ils vivent dehors le reste du temps. Nous les attachons dehors, finalisons le pansage et sellons.

Chacun notre tour au montoir, un banc en pierre installé sous un chêne (décidément cette ambiance est partout), nous nous mettons à cheval. Ludivine, l’accompagnatrice, vérifie les sangles et aide à régler les étriers. Il est 10 heures et nous partons en forêt. Là vient la fameuse question : où va-t-on ?

L’éléphant ? La Dame Jouanne ? Les alignements de Douglas dans la Commanderie ? Le petit village de Busseau ? La plaine ? Larchant et sa Basilique ? Puiselet ? Apparemment le choix est grand et la première proposition sera la bonne. Nous nous rendons à l’éléphant.

Un long moment au pas nous permet de découvrir notre cheval et d’apprécier la forêt que nous allons arpenter. Puis vient le premier trot. Ludivine nous surveille et se retourne souvent pour être sûre que tout va bien. Je m’imprègne encore d’une autre ambiance, les lumières, les couleurs, les bruits sont ceux de la nature, d’une nature sauvage. Il n’y a plus de feuilles sur les arbres mais pourtant on devine une grande variété de forêt.

 

Les premières questions sur nos chevaux viennent des autres cavaliers. Leur âge, leur race, leur histoire etc. Ils sont tous très différents dans le physique et le caractère mais c’est vrai qu’ils ont un point commun qui est leur bon mental. Ils paraissent tous équilibrés et gentils, plein de bonne volonté. S’en suivent les questions faune et flore, ainsi que l’histoire de la forêt de la Commanderie et de Fontainebleau au fil des temps. Apparemment nous aurons peut-être la chance de croiser un chevreuil, un sanglier, une biche ou un cerf.

Le premier galop est très grisant, j’ai l’impression que ça ne s’arrêtera pas et tant mieux parce que je n’ai pas envie que ça s’arrête. Mais combien de temps nos destriers peuvent-ils tenir à cette allure ? On ressent la force, l’agilité, quel animal majestueux ! On sait très bien que l’on ne contrôle pas tout, et à la fois la confiance est née, la relation s’est créée avec mon cheval. L’allure est vive mais je n’ai pas non plus les yeux qui pleurent. Nous sommes le long du Marais de Larchant. Encore une curiosité insoupçonnée.

Ça ne me donne qu’une envie : regarder la carte en rentrant. On tourne à droite, à gauche, on traverse des carrefours, pour arriver face à un chaos rocheux et une mer de sable blanc. Le plus pur d’Europe nous dit-on, il aurait servi à faire la pyramide du Louvre. Il y a aussi de la bruyère, apparemment ça serait plutôt de la callune mais je n’en ai jamais entendu parler auparavant. Nous arrivons alors en face d’un rocher en forme d’éléphant ! Comme quand on est enfant et qu’en regardant les formes faites par les nuages on y voit des animaux, et bien là on peut jouer à ça avec les rochers. On croise ensuite quelques grimpeurs qui nous sourient tout de suite. L’animal fait qu’on pose sur nous un regard différent et les paroles échangées sont courtoises et sincères. Et oui à cheval on ne triche pas.

Je garde un souvenir tellement empreint d’authenticité, et surtout l’impression d’avoir touché du doigt ce qu’est la vraie vie, celle en communion avec la nature, hors du temps, et loin des réalités du quotidien.

 

 

 

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